Donald Trump a passé pas mal de temps à taper sur une prétendue menace communiste, notre chroniqueur préféré en profite pour reprendre ses arguments. Ainsi Zohran Mamdani se transforme en communiste « hostile à la propriété privée » (un mensonge). Jean-Luc Mélenchon serait un révolutionnaire qui « encourage directement la violence » (des mensonges, le programme politique de Mélenchon en est un de sociale démocratie). Il enchaîne avec ce propos : « Il y a au cœur du communisme une détestation franche des nations d’ascendance européenne, même de la civilisation occidentale et le rêve d’une humanité reconstruisant la tour de Babel – cette détestation de l’homme occidental s’exprime de manière plus brutale aujourd’hui à travers un racisme antiblanc décomplexé. »
Mathieu Bock-Côté

Chroniqueur, essayiste et sociologue d’origine québécoise, à partir de 2011 il devient tranquillement une figure majeure de l’écosystème médiatique de Québecor. Il commence à contribuer à des médias français en 2014 pour éventuellement remplacer Éric Zemmour aux ondes de CNews (le pendant de Fox News de l’autre côté de l’Atlantique). Sa portée médiatique est importante et sa vision politique est résolument conservatrice, son nationalisme définitivement identitaire.
Dernière mise à jour : 27 août 2026.
« Marine Le Pen, candidate malgré les juges » : le chroniqueur reprend ses arguments habituels pour venir à l’aide à Marine. Il faudrait plutôt écrire que, puisque « la Cour d’appel de Paris a revu à la baisse la condamnation de la députée RN », ce n’est pas malgré, mais bien grâce aux juges que Marine peut se présenter à la présidentielle de 2027.
« La critique des juges interdite? ». Mathieu se porte à la défence d’Erik Tegnér (du média Frontières, sorte de Rebel News français) suite à sa condamnation pour avoir « divulgué les données personnelles d’avocats spécialisés en droit des étrangers ».
Le polémiste s’insurge contre un projet de loi de lutte contre le racisme et l’antisémitisme : « Vers une censure de la critique de l’immigration? ». La rhétorique tourne autour des thématiques habituelles : l’Occident subit une « submersion migratoire », etc.
Mathieu perçoit « l’islam conquérant » dans un banal défilé de mode : « Modest Fashion Week, l’islamisation de la mode? »
« Les Québécois n’en peuvent plus de l’immigration massive qu’on leur impose et qui les noie. » Une autre référence au grand remplacement, dans un texte intitulé « Chicoutimi: le PQ revient de loin ».
Le gouvernement de la CAQ lance une offensive envers l’écriture inclusive et notre grand champion est inspiré : en déformant le message d’Orwell et sa novlangue, il affirme que « le régime diversitaire qui conjugue multiculturalisme obligatoire, néoféminisme victimaire, théorie du genre et immigrationnisme débridé a tout fait pour rendre inimaginable sa critique […] ». Il écrit ensuite que « “Iel” n’existe pas », un mensonge (car le mot existe dans le dictionnaire) qui sert à nier l’existence des personnes trans et non binaire (ce qu’il fait explicitement, par ailleurs, dans son texte).
« Où étaient [la gauche] quand Trump fut chassé de Twitter? » : suite à la suspension de l’émission de Jimmy Kimmel, Mathieu compare ce dernier à Éric Zemmour. Une comparaison fautive, car Kimmel n’a jamais été condamné, à de multiples reprises, pour injures raciales ou encore pour avoir contesté des crimes contre l’humanité.
Dans le cadre des mobilisations antidéportation survenant à Los Angeles (mais aussi ailleurs aux États-Unis), le chroniqueur considère que c’est le gouverneur de la Californie - et non le président - qui exploite politiquement la situation. Il affirme d’ailleurs que la Californie « s’est transformée en État tiers-mondisé, conjuguant socialisme et multiculturalisme. À l’échelle de l’histoire, il n’est pas interdit de voir dans ce basculement démographique une reconquista hispanique ». Une accusation farfelue, qui fait fi du fait que c’est l’état avec le plus grand PIB et qu’on peine à percevoir une quelconque forme de socialisme à la Silicon Valley.
Le conseil de presse du Québec blâme le polémiste pour une chronique écrite à l’automne 2024 (« Les alliés du Hezbollah en Occident sont des ennemis de l’Occident ») car ce texte « alimente le préjugé que les personnes de confession musulmane représentent une menace ». Jugez par vous-même : « les communautés musulmanes se sentent souvent musulmanes avant de se sentir françaises, anglaises, écossaises […] ces communautés se sentent souvent appartenir à la civilisation islamique […] davantage qu’à la civilisation occidentale, qu’elles abordent souvent en conquérantes ». Il poursuit ensuite avec cette rhétorique digne du complot du « grand remplacement » en évoquant « des enclaves étrangères, qui se vivent aussi comme des têtes de pont de l’islamisme qui entend soumettre un jour l’Occident ».
Marine Le Pen est condamnée et Mathieu s’insurge sur CNews : « c’est la démocratie française qui est exécutée » (screenshot ici). Peu après, il déballe un ensemble d’arguments assez mensonger sur Qub Radio, où il inverse la situation (le système judiciaire est accusé de trumpiser le climat politique et la victime, c’est la femme politique qui a fraudé de plusieurs millions les contribuables). Voici notre fil Bluesky sur cette dernière émission et voilà un éditorial du Monde qui résume bien l’affaire.
Marine Le Pen subit un procès pour cause de détournement de fonds publics (une peine qui pourrait entraîner son inéligibilité - elle ne pourrait plus se présenter aux élections). Le chroniqueur s’inspire de la technique trumpiste vis-à-vis du pouvoir judiciaire et attaque férocement l’indépendance de ce dernier dans un texte du Figaro, voici notre fil Bluesky sur le sujet (le champ lexical qu’il emploie est fascinant).
« Le 14 février, le vice-président des États-Unis s’en est pris au modèle même de la démocratie européenne » dans un discours à Munich (le Monde en a fait une analyse en profondeur). Mathieu Bock-Côté partage largement les observations de Vance et se porte à sa défense dans un texte où il affirme que l’immigration en Europe est vécue comme une « contre-colonisation ».
Justin Trudeau démissionne et le commentateur était fin prêt pour décrire son bilan. Son tract aborde les thématiques habituellement chères à Mathieu : l’immigration (« submersion démographique », « mise en minorité du peuple québécois », « immigration illégale [maquillé par] un droit d’asile dénaturé ») et l’islam (« Le Canada est non seulement le pays du multiculturalisme d’État, mais aussi de l’islamisme d’État », « [le] concept pourtant sans fondement d’islamophobie, qui sert exclusivement à diaboliser et à criminaliser la critique de l’islam et de l’islamisme »). Selon lui, Justin s’inscrit dans « l’extrême centre mondialiste » (qu’il qualifie aussi « oligarchie mondialiste »).
Le commentateur exprime son soutien au projet de François Legault de légiférer pour interdire la prière en public. Avec son habituelle subtilité, il titre son texte « Résister à l’islamisme conquérant ». Il se permet d’affirmer qu’il faut « distinguer l’islam de l’islamisme » toutefois un paragraphe plus loin, il ajoute que « l’intégrisme islamique a tout fait pour devenir l’islam tout court ». Il termine ainsi : « L’extrême gauche anti-occidentale pousse notre civilisation à la soumission et l’autodestruction ».
Mathieu commente la victoire de Donald Trump, en réutilisant essentiellement les arguments du camp républicain, notamment une référence au grand remplacement : « les trumpistes ne veulent plus de l’immigration massive, qui transforme profondément la structure démographique et identitaire de nos sociétés, et condamne la population native à devenir étrangère en son pays ». Pour lui, Donald Trump ne fait pas partie de l’élite : « les trumpistes en ont marre, mais marre, de voir les élites culturelles multimillionnaires moralisatrices expliquer au commun des mortels ce qu’il a le droit de penser ou de ne pas penser ».
Le chroniqueur s’attaque au droit d’asile : « […] le droit d’asile est devenu un principe délirant qui pousse les sociétés occidentales à l’autodestruction ». Il n’offre pas de statistiques ou de preuves pouvant justifier ses affirmations. La référence à une « autodestruction » est un appel assez explicite au grand remplacement, une théorie complotiste qu’il répète assez souvent. Il termine ainsi : « Disons-le plus brutalement: le droit d’asile est devenu une arnaque ».
Un ex-commandant du SPVM déplore le peu de progrès accompli sur le dossier du profilage racial et Mathieu en profite pour balayer du revers de la main le concept en son entièreté : « Les services de police se sont soumis, sous la pression médiatique, à ces deux concepts [le profilage et le racisme systémique]. Ils se sont couchés devant des militants harceleurs hostiles à la police souvent déguisés en experts universitaires ». Il n’apporte aucune donnée probante pour expliquer sa position, le chroniqueur Patrick Déry va d’ailleurs lui répondre. À noter que le SPVM reconnait le problème du profilage racial et la ville de Montréal a d’ailleurs été condamnée pour ceci l’été dernier.
Le Royaume-Uni est secoué par des émeutes racistes et Mathieu considère que le multiculturalisme est en cause. Voici notre réponse.
Notre grand champion critique sévèrement le désistement de Joe Biden pour les prochaines élections présidentielles aux États-Unis. Il tire une page du livre de Stephan Bureau et ajoute « On peut y voir un semi-putsch ne disant pas son nom », reprenant ainsi un élément de langage du camp républicain. Il s’émeut aussi du sort de l’ex-président Trump, qui a de justesse échappé à une tentative d’assassinat peu de temps avant : « Mais cela ne semble pas émouvoir grand monde. Ce n’était qu’un mâle blanc. Il faut ajouter qu’on ne cesse de le diaboliser, de l’hitlériser ».
Dans un segment sur QUB radio avec Richard Martineau, intitulé « Sioniste, le nouveau “sale juif” », les deux chroniqueurs se questionnent quant à la nature de l’islamophobie et de l’antisémitisme. Mathieu argumente que « Les islamistes sont parvenus à imposer dans nos sociétés l’idée que résister à l’islamisation des pays occidentaux, c’est de l’islamophobie ». Ils placent les deux formes de haines en opposition, quand Richard demande à son compère « tu ne trouves pas un peu indécent qu’actuellement, avec toute la montée de l’antisémitisme sur les campus, qu’on choisisse ce moment-là pour avoir un comité à la lutte à l’islamophobie? ». D’ailleurs, Mathieu explique la montée de l’antisémitisme en Occident ainsi : « Ce n’est pas un antisémitisme qui vient de leur fond, c’est un antisémitisme d’importation, c’est un antisémitisme islamiste ».
L’homme participe à la « controverse » d’une caisse Desjardins ayant utilisé un drapeau canadien sur une affiche portant sur le congé de la fête des Patriotes. « Canadianiser la fête des Patriotes revient à la dénaturer, à expulser les Québécois de leur propre histoire ». Il termine en précisant que « nous étions les premiers Canadiens »…
Mathieu s’invente médecin et nutritionniste dans une chronique intitulée « Jusqu’où sacrifierons-nous le bien des enfants pour nous soumettre à l’idéologie trans radicale? ». Il affirme que le lait produit par une femme trans est de qualité inférieure, sans toutefois démontrer cette position d’une quelconque manière. Du point de vue de la communauté scientifique, le seul enjeu répertorié est au niveau du volume de lait produit. Il poursuit en présumant que la transidentité fait partie de « l’idéologie dominante » et que celle-ci « […] rêve d’une humanité hormonalement modifiée. Et demain, d’une humanité génétiquement modifiée. […] Fabriquer un univers mutant à partir du laboratoire de savants fous ». Par ici pour lire le rapport de la NHS Trust, mis en cause par Mathieu. Et par là pour un bref sommaire sur le sujet (incluant une étude menée en Chine sur cette même question). Ce site multilingue offre aussi une vaste documentation sur la même thématique.
Mathieu publie un livre intitulé « Le totalitarisme sans le goulag ». Isabelle Hachey, de La Presse, publie en riposte une longue chronique truffée de sources et d’une bonne dose de nuances et de précisions par rapport aux affirmations de l’auteur.
Notre grand champion se pose comme le défenseur des automobilistes, qui selon lui sont indûment diabolisés et « présentés comme de véritables barbares ». Face à une question pourtant fort intéressante (« l’adhésion des classes moyennes aux efforts pour lutter contre les changements climatiques »), il reste vague et se contente de mettre en cause l’écologie dite « punitive ».
« La guerre contre l’école privée est une guerre injuste ». Le commentateur avance que devant la déconfiture de l’école publique : « L’école privée se présente alors à la manière d’une bouée de sauvetage ». Il termine en suggérant qu’il « serait immoral de lui compliquer la vie ».
Une femme trans est couronnée Miss Pays-Bas et Mathieu n’est guère satisfait. Il explique la situation ainsi : « Il s’agit, je l’ai dit, d’une nouvelle étape, dans le déploiement de la théorie du genre, qui entend abolir l’homme et la femme, pour créer une humanité nouvelle, indifférenciée, traitant le masculin et le féminin comme des catégories résiduelles, périmées, réactionnaires, qui empêcheraient les humains d’atteindre leur plein potentiel ». Nous sommes éberlués de voir un sociologue de formation ignorer la différence entre la biologie et la réalité sociale.
Il pond un texte traitant de « l’imposition des drag queens aux enfants » en théorisant que c’est le produit du politiquement correct. Il argumente ensuite que l’objectif est en fait de déconstruire les identités : « Déconstruire les civilisations (en fait, la civilisation occidentale, pas les autres). Déconstruire les peuples (en fait, les peuples occidentaux, pas les autres). Déconstruire les sexes (et cela, en Occident, mais pas ailleurs). Et justement, pour déconstruire ces identités, les drag-queens sont essentielles ».
Il y a une tentative, dans une école du Québec, de remplacer la fête des Mères et celle des pères par celle des parents (tentative puisque le centre de service scolaire a désavoué la démarche). Mathieu écrit donc un texte pourfendant la « théorie du genre » ainsi que « l’apparition de l’idéologie trans radicale » sans établir un lien entre l’événement déclencheur et ses suppositions. D’ailleurs, il utilise quasiment la même terminologie que Giorgia Meloni « Faut-il rappeler que cela fait plus de 10 ans qu’à travers le monde occidental, les formulaires administratifs remplaçant les termes père et mère par parent 1 et parent 2 se sont multipliés? » (on se demande d’ailleurs dans quel endroit ces formulaires sont utilisés?)
« L’écriture inclusive rend la langue illisible ». Il fait ainsi écho au ministre de l’éducation français de l’époque qui a en effet interdit l’utilisation de l’écriture inclusive dans les écoles de l’hexagone. Il nous explique que le concept « […] se réclame d’un néoféminisme conspirationniste » et qu’il n’y a pas si longtemps « l’administration montréalaise avait imposé à ses employés des séances de rééducation linguistique pour qu’ils apprennent à écrire avec ses codes et ses règles » (on note l’utilisation du terme « séances de rééducation », nomenclature chargée qui fait plutôt référence à la révolution culturelle chinoise ou à des traitements de kinésithérapie).
Le sociologue Mark Fortier publie Mélancolies identitaires, un essai compilant ses réflexions alors qu’il passe une année à lire les textes de Mathieu Bock-Côté. Une lecture pas mal plus agréable que l’on pourrait présumer. Voici un extrait qui résume bien le texte : « MBC habite un pays sans vallées ni rivières, sans monts ni villages, sans boulevard Taschereau ni route 132; un pays sans poudrerie ni froidure, sans arbres ni moustiques, sans commerce ni argent, sans poètes ni ouvriers, et, assis au milieu de ce désert, angoissé par des mirages, il s’inquiète de disparaître. Je l’ai lu et écouté en détail, sans doute mieux que lui-même s’est lu et écouté. Je sais les spectres qui l’angoissent, mais je n’ai toujours pas compris quel est ce monde qu’il désire si violemment conserver » (p. 164).
Le texte débute sur une histoire véridique : « Une femme, en Colombie-Britannique, s’est lancée dans une croisade au nom du droit des femmes à ne pas porter de brassière au travail ». Mathieu ridiculise ce mouvement en établissant une comparaison avec « ceux qui se sont vraiment battus pour les droits de la personne, au vingtième siècle, contre les dictatures atroces qui les bafouaient et les régimes totalitaires qui les écrasaient ». Or on n’établit pas la validité d’une lutte sociale en la comparant avec ses ancêtres, mais bien par ses propres qualités. Le sociologue termine sa chronique ainsi « C’est ainsi, progressivement, que des individus ou des groupuscules fanatiques s’emparent de l’agenda politique et nous soumettent idéologiquement ». On suggère fortement la lecture de cet article de radio-canada qui résume autrement la situation. Qui donc a mieux cerné l’enjeu?
La prolifique Valérie Beauchamp d’À Babord nous offre une critique du cinquième livre de l’éditorialiste, Le nouveau régime. L’ouvrage couvre les marottes habituelles de Mathieu : « La religion multiculturaliste » et l’essentialisation des cultures « qui engendre des incompatibilités intrinsèques entre l’Occident blanc chrétien et l’islam [selon MBC] ». La lecture est fortement recommandée, le tout nous semble encore d’actualité à l’écriture de ces lignes, à la fin 2024.
Mathieu nous apprend que « La guerre contre Noël se poursuit ». Il commence en conjurant un consensus chez le commun des mortels par rapport à l’existence de cette « guerre ». Il défend sa posture en faisant appel à un certain bon sens et à la décence. Il résume ainsi son état d’esprit « Dire Joyeux Noël, c’est aussi devenu une manière de rappeler implicitement que nous sommes chez nous et que ce coin du monde a reçu l’empreinte heureuse du christianisme ».
La trame de fond : la guerre contre Noël. L’objet : le retrait d’une crèche de la nativité en Vendée. S’ensuit une liste d’exemples anecdotiques ainsi qu’une charge contre le multiculturalisme. Il explique que c’est un « laïcisme radicalisé » qui vise à retirer les crèches et autres symboles religieux de l’espace public. Résumé de son argument : « Mais pour les multiculturalistes, la démocratie ne sera vraiment qu’en intégrant publiquement les symboles identitaires et religieux des différentes communautés qui se sont implantées par l’immigration. La preuve en est que ce zèle suspect pour déchristianiser l’espace public s’accompagne souvent d’un militantisme pour favoriser la reconnaissance de l’Islam ».
Second texte sur le sujet de la guerre contre Noël, il démarre avec quelques anecdotes prisent hors-contexte pour s’attaquer au multiculturalisme, il théorise que « Le phénomène relève d’abord d’une forme de “christianophobie” ambiante. Vomir sur notre héritage chrétien est devenu une habitude chez ceux qui se veulent hyper modernes ». Il termine en précisant que « Le christianisme a laissé une empreinte profonde sur la civilisation occidentale. Et le peuple québécois appartient à la civilisation occidentale. Mieux vaut l’assumer ».
Dans la revue À Babord, Jean-Pierre Couture décortique la méthode employée par Mathieu ainsi que le support qu’il a reçu afin de démarrer sa carrière de polémiste. « La réception très favorable et la dissémination efficace des thèses de MBC contrastent avec son autodésignation comme martyr ». La réception fut chaleureuse au Devoir (par Antoine Robitaille et Louis Cornellier), idem chez Marie-France Bazzo, qui le plug à la radio puis à la télévision.
Long texte pourfendant la rectitude politique, le multiculturalisme accompagné de plusieurs références à Orwell. Le sujet? La guerre contre Noël. On y apprend que « tout comme le socialisme, le multiculturalisme s’impose par une forme particulière de terreur idéologique, la rectitude politique, dont Orwell aura probablement été le premier théoricien » et que « Tous les ans, Noël devient pour un mois le principal objet de la guerre culturelle qui divise la majorité silencieuse et l’intelligentsia multiculturaliste. Cette “guerre de Noël” qui traverse désormais toutes les sociétés occidentales s’est imposée au Québec depuis quelques années ».
Il écrit une critique du multiculturalisme (enfin, sa conception de la chose) sur fond de l’affaire du kirpan.
Notes
Nous remercions Francis Dupuis-Déri qui a fait un excellent travail de recherche sur Mathieu (et d’autres) dans le cadre de son livre Panique à l’université.
Crédit de la photo : par Asclepias — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=55411228